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Martine LaguerreAu cœur de l’êtreGestalt-thérapeutePrendre contact

Accompagnements

Burn-out

De l’hyper-adaptation de survie à l’effondrement, puis enfin au respect de son propre rythme…

Et si le burn-out n’était pas toujours le signe d’une fragilité, mais parfois l’effondrement d’un système qui, pendant des années, a permis de tenir ?

Chez certaines personnes ayant vécu des traumatismes précoces, le corps apprend très tôt à se protéger : se rigidifier, contrôler, ne pas céder. Cette organisation peut ensuite devenir une véritable armure psychique : performance, dépassement de soi, exigence, impossibilité de ralentir.

Un surmoi de survie se construit alors :

« Tiens. Avance. Ne faiblis pas. Ne t’arrête jamais. »

Pendant longtemps, cette exigence peut fonctionner. Jusqu’au jour où elle rencontre un environnement fait d’injonctions contradictoires :

« Sois autonome, mais respecte toutes les règles. »
« Prends des initiatives, mais ne fais pas d’erreur. »
« Engage-toi, mais ne t’implique pas trop. »

C’est ce que la notion de double contrainte, développée par Gregory Bateson et l’école de Palo Alto, permet notamment de penser : une situation où, quelle que soit la réponse apportée, le sujet se retrouve en faute, sans possibilité réelle de sortir du paradoxe.

Pour celui ou celle qui a appris à survivre en tenant toujours plus, la réponse est souvent d’augmenter encore l’effort : contrôler davantage, travailler davantage, résister davantage.

Jusqu’à ce que le système ne puisse plus tenir.

Alors survient parfois le burn-out : épuisement massif, ralentissement, troubles de l’attention, sommeil envahissant, perte des repères.

Le corps arrête ce que le psychisme n’arrivait plus à arrêter.

Le travail thérapeutique n’est alors pas nécessairement de reconstruire l’ancienne armure.

Il peut consister à apprendre progressivement à habiter son corps autrement : accepter la lenteur, écouter ses limites, renoncer à l’obligation de performance et découvrir qu’exister ne signifie pas toujours tenir.

Passer d’une vie sous armure à une vie habitée.

Une vitalité moins spectaculaire peut-être, mais plus libre, plus consciente et plus profondément incarnée.


L’accompagnement thérapeutique offre avant tout un espace pour ralentir, déposer l’épuisement et retrouver progressivement des appuis, sans chercher à aller plus vite que ce que votre corps et votre psychisme peuvent aujourd’hui soutenir.

Le respect de votre propre rythme est au cœur du travail. Il ne s’agit pas de vous remettre rapidement en mouvement, ni de vous demander de « repartir » comme avant, mais de vous permettre de retrouver suffisamment de sécurité pour écouter ce qui se passe en vous.

Nous porterons attention ensemble à vos sensations, vos émotions, vos besoins, vos limites et à ce qui a pu progressivement vous conduire jusqu’à l’épuisement.

Avancer à votre rythme, sans injonction de performance, pour retrouver peu à peu le contact avec vous-même, vos ressources et vos possibilités.

Un bol fêlé réparé à l’or, quelques éclats posés à côté, dans une lumière douce